Oyé ! Oyé ! Je m’étais promise de travailler dur cette année, pour raconter de belles histoires graphiques et calligraphiques. C’est ce que je vous expliquais dans mon article de début janvier, en détaillant mes objectifs artistiques. Pour pousser le bouchon un peu plus loin, je participe en ce début d’année au MATSBOOCAMP 2018 de Lilla Rogers.

MATSBOOTCAMP : qu’est-ce que c’est ?

Lilla Rogers est une artiste américaine, devenue agent pour artistes illustrateurs. Elle sévit à New-York, et a un vivier d’illustrateurs et illustratrices (oui, beaucoup de femmes en fait !) dont les talents sont employés dans le monde de l’édition, de la déco, du livre pour enfants, etc. Lilla Rogers, c’est aussi des cours en lignes sur le site « Make art that sells » et des « Bootcamp ». Le Bootcamp, littéralement, c’est un camp d’entraînement, et vous comprendrez mieux pourquoi dans les lignes qui suivent.

Le principe

Lilla nous embarque cinq mois durant pour nous faire bosser sur des thématiques précises, qui correspondent à des attendus de ses clients ou à des tendances du marché (américain !). Elle dispense également de nombreux conseils et fait intervenir des professionnels qui viennent nous éclairer de leur expérience. Chaque mois, elle donne un mini-devoir pour s’échauffer, puis un brief assez consistant pour un travail précis à réaliser. Nous avons 15 jours pour réaliser le brief, en mode pro, comme si c’était pour un client. Un groupe fermé interagit sur Facebook et chacun poste son avancement et ses questions au fur et à mesure. A la fin, chacun poste sa version finale dans la galerie du projet.

C’est assez chouette, car en un mois, cela a répondu à beaucoup de mes questions, notamment sur le fait de digitaliser son travail. De plus, l’émulation du groupe est très stimulante, même si,noyée au milieu de cet océan de pros du monde entier, parfois, I just feel like crap… Mais ce n’est pas grave, ça remet aussi les choses à leur place et cela pousse à se dépasser un peu et à sortir du cocon « peintre du dimanche dans mon petit bureau douillet ».

Première étape : croquer ce qui est dans notre sac à main

Je précise qu’il y a quelques hommes dans le groupe (3 pour 800 je crois…), mais globalement, chacune a pu pour une fois vider son sac et constater avec effroi le bazar qui y règne. Rappelons que ce sont des sacs d’artistes, donc par rapport à un sac de femme « ordinaire » on peut appliquer un coéfficient bordélisateur de 1.5 environ.

#inmybag #matsboocamp2018 #sketching
Le contenu de mon sac a main… un peu enjolivé et sans les tickets froissés, mouchoirs usagés, miettes de biscuits…

Deuxième étape : réaliser une couverture de livre pour enfant dont le thème est « what’s in her bag ? »

Nous sous sommes vus assignés des personnages célèbres, et tandis que certaines veinardes héritaient d’Aretha Franklin ou JK Rowlings, j’ai récupéré les Powerpuff Girls. Aucune idée de qui c’était, mais mon moteur de recherche a répondu…

#powerpuffgirls
Evidemment, j’ai caché ma joie … 🙁

Je me suis dit que c’était le principe : prendre la consigne, faire des recherches et commencer à brouillonner pour en faire quelque chose.

#matsboocamp2018 #powerpuffgirl

Quelques pages plus tard vient la délicââââte étape de la digitalisation. Faire quelque chose de 100% nickel avec un dessin ou une illustration faite à la main nécessite quelques connaissances et pas mal d’entraînement.

D’autant que je n’ai pas la version pro de Photoshop, donc j’ai un peu transpiré sur cette étape.

#bookcover #matsboocamp2018 #powerpuffgirl
Version 1 pas terrible. Vous remarquerez en haut un petit brushlettering fait main, au passage !

 

Au final, j’ai réussi à boucler le contrat dans les temps, en respectant les consignes, et en livrant quelque chose de pas trop trop éloigné de ce que j’ai l’habitude de faire. Bien sûr, de nombreuses illustratrices participant au Bootcamp sont professionnelles (contrairement à moi, je le rappelle !) et ont réalisé des couvertures sublimes, mais pas trop sur les Powerpuff Girls ! Si cela vous intéresse vous pouvez les visualiser dans la galerie.

Je suis maintenant très impatiente de découvrir la suite du programme, qui s’échelonne jusqu’à fin mai. Travailler sous contrainte a du bon, et pouvoir mesurer son travail à celui de plusieurs centaines de personnes est très enrichissant. Malgré tout, je suis un peu anxieuse, car Lilla a une imagination débordante pour les sujets !

Je profite de ce billet pour remercier l’illustratrice Eva Chatelain, avec qui j’ai pu échanger sur cette expérience matsbootcamp puisqu’elle-même y a participé l’an dernier. Eva, si tu arrives sur cette page : merci ! Grâce à ton éclairage, j’ai osé me lancer !

et, oui, bien sûr… ma version finale des Powerpuff Girls :

#bookcover #matsboocamp2018 #powerpuffgirl

A très bientôt !

Véro

One thought on “MATSBOOTCAMP 2018”

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